L’atelier imprimerie
« L’expression libre par l’imprimerie à l’école » (1924)
La première innovation de Freinet est le texte libre imprimé par les enfants eux-mêmes, grâce à des conférences, à des articles publiés dans l’École émancipée, dans Clarté, dans l’Imprimerie à l’école. Un texte est librement rédigé, à la maison ou à l’école, individuellement ou collectivement. Il est choisi par la classe pour être imprimé. Il est exploité grammaticalement et analysé du point de vue des intérêts des élèves qu’il révèle. Les questions et les problèmes dégagés, d’ordre historique, géographique, technique, etc. donnent l’occasion d’expériences physiques, de travaux d’atelier, de recherches documentaires. La classe se répartit les tâches ainsi induites. Dans un agenda sont inscrits les travaux à faire ultérieurement, les suggestions de visite, les questions pouvant faire l’objet de la correspondance scolaire. La rédaction libre est grandement motivée par « sa transcription majestueuse en caractère imprimé, son illustration et sa diffusion ». Wikipédia
Timothée a préparé un texte en classe. Il cherche les caractères d’imprimerie en plomb rangés dans les cassetins de la casse…
… et les insèrent dans le composteur. La difficulté réside dans le fait que les lettres sont à l’envers (on peut donc, par exemple, confondre les “b”, “d”, “p” et “q” assez facilement).
Une fois le texte terminé, on installe les composteurs dans la presse…
… on tasse les caractères avec une cale en bois pour qu’ils soient bien tous au même niveau…
… on encre…
… on pose délicatement la feuille blanche…
… on presse…
… très fort…
Toujours délicatement, on retire la feuille imprimée…
… et on découvre son texte !
Après quelques essais, on fait plusieurs tirages pour le livre de l’école, ses parents, soi-même et pour le plaisir.
On a parfois des surprises : écrire à l’envers sans que ce soit à l’envers…
















